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title: "Téléphone au volant : ce que vous risquez vraiment sur votre permis"
description: "Amende, retrait de 3 points, suspension administrative : voici les sanctions encourues pour un téléphone tenu en main, et comment récupérer vos points."
url: "https://www.francestagepermis.fr/blog/telephone-au-volant-ce-que-vous-risquez-vraiment-sur-votre-permis"
last_updated: 2026-10-06
author: "Vincent"
tags: ["permis", "sanctions", "telephone"]
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# Téléphone au volant : ce que vous risquez vraiment sur votre permis

_Mis à jour le 6 octobre 2026 par Vincent._

## À retenir

- Un téléphone tenu en main coûte 3 points et 135 € au forfait (article R412-6-1 du code de la route, article R49 du code de procédure pénale).
- Le préfet peut suspendre le permis au vu du procès-verbal, pour six mois au plus, sans passer par un tribunal.
- Selon Le Figaro, le ministère de l'Intérieur a généralisé la suspension du permis pour usage du téléphone au volant (2 octobre 2026).
- Un stage rend jusqu'à 4 points dans la limite du plafond du permis, une seule fois par période d'un an.
- En permis probatoire, un retrait de trois points déclenche la lettre 48N et un stage à suivre dans les quatre mois.

Le 2 octobre 2026, Le Figaro rapportait que le ministère de l'Intérieur avait décidé de généraliser la suspension du permis de conduire pour usage du téléphone au volant, en invitant les préfets à prononcer cette sanction de façon systématique. Le lendemain, Ouest-France précisait que dix-huit préfets avaient déjà pris des arrêtés en ce sens et que les autres étaient appelés à suivre. Sur le fond, la sanction n'a rien de nouveau. Ce qui bouge, c'est le nombre de départements où un procès-verbal pour téléphone tenu en main peut se traduire par un retrait du droit de conduire, en plus de l'amende et des points.

## Un téléphone tenu en main coûte trois points et 135 €

Tenir l'appareil pour téléphoner, écrire un message ou consulter une application suffit à constituer l'infraction. Le code de la route la classe en contravention de 4e classe, avec un retrait de 3 points (article R412-6-1 du code de la route).

Le même article vise le port à l'oreille de tout dispositif susceptible d'émettre du son : oreillette, kit mains libres à écouteur, casque audio. Quelques exceptions existent, pour les correcteurs de surdité, les véhicules d'intérêt général prioritaires ou l'enseignement de la conduite des deux-roues.

Côté portefeuille, le barème des contraventions routières s'applique sans surprise :

- **135 €** au forfait, montant de la 4e classe (article R49 du code de procédure pénale) ;

- **90 €** en cas de paiement dans les quinze jours, la minoration étant ouverte aux contraventions routières de 2e à 5e classe (articles 529-1 et R49-9 du même code) ;

- **375 €** si l'amende forfaitaire est majorée, faute de paiement dans les délais (article R49-7 du même code).

Un autre texte vise l'écran. Faire fonctionner un appareil qui en est doté dans votre champ de vision, hors aide à la conduite ou à la navigation, coûte 3 points et relève de la 5e classe, avec saisie puis confiscation en cas de condamnation (article R412-6-2 du code de la route). Un GPS fixé au pare-brise n'entre pas dans ce cadre.

Vous cherchez à situer le téléphone dans l'échelle complète des retraits ? [Notre page sur les points perdus pour un excès de vitesse, un téléphone ou de l'alcool](/faq/permis-points/points-perdus-vitesse-telephone-alcool) reprend les trois barèmes point par point.

## La suspension administrative gagne du terrain

Vous êtes intercepté, le procès-verbal est dressé, et une décision de suspension arrive quelques jours plus tard. Elle ne vient pas d'un tribunal. Le préfet tient ce pouvoir du code de la route et peut l'exercer au vu du procès-verbal, pour six mois au plus, ou un an pour les infractions que les textes énumèrent (articles L224-2 et L224-7 du code de la route).

Sauf dans les cas où la loi la rend obligatoire, notamment l'alcool ou les stupéfiants établis depuis août 2026, cette suspension reste une faculté. Le préfet apprécie dossier par dossier. Ce que la généralisation rapportée par Le Figaro modifie tient donc à la pratique et non au texte : selon le quotidien, l'usage du téléphone tenu en main devient un motif de suspension retenu de façon systématique, là où dix-huit préfets seulement avaient pris des arrêtés d'après le décompte d'Ouest-France. Un conducteur pris la main sur l'écran peut se voir retirer son permis, et pas seulement recevoir un avis de contravention.

### Quand la rétention du permis précède la suspension

Dans un cas précis, le téléphone ouvre la rétention, c'est-à-dire la remise immédiate du permis aux forces de l'ordre à titre conservatoire. Il faut pour cela que l'usage du téléphone tenu en main soit établi en même temps qu'une infraction listée par décret (conduite, vitesse, croisement, dépassement, intersection, priorité), avec véhicule intercepté (article L224-1 du code de la route). Les agents de police judiciaire adjoints sont habilités pour ce cas.

Le préfet dispose alors de 72 heures pour prononcer la suspension, un délai porté à 120 heures après vérification d'alcoolémie ou de stupéfiants. Passé ce délai sans décision, le permis vous est rendu (articles L224-1 et L224-2 du code de la route).

Les professionnels de la route le savent : la suspension prononcée par un juge peut être limitée à la conduite hors activité professionnelle. Cette limitation, souvent appelée permis blanc, n'existe pas dans les textes sur la suspension préfectorale, que l'article 131-6 du code pénal ne régit pas. Le préfet n'a pas cette option. [La procédure de suspension administrative](/stage-recuperation-points/retrait-points/sanctions-administratives/suspension-administrative) est détaillée pas à pas sur notre site.

## Conduire pendant la suspension alourdit tout

Deux ans d'emprisonnement et 4 500 € d'amende, voilà ce que prévoit l'article L224-16 du code de la route pour la conduite malgré une suspension notifiée, une rétention, une annulation ou une interdiction d'obtenir le permis. Le retrait de 6 points, lui, n'est acquis que si le délit suit une suspension ou une rétention.

La confiscation du véhicule est obligatoire pour le condamné qui en est propriétaire, sauf décision spécialement motivée. Elle n'est pas obligatoire lorsque le délit suit une rétention ou une suspension préfectorale (articles L224-16, L224-1, L224-2 et L224-7 du code de la route).

La suspension administrative n'est donc pas une formalité que l'on contourne : [les peines encourues pour avoir conduit pendant une suspension](/stage-recuperation-points/retrait-points/delits/conduire-pendant-suspension) dépassent largement celles de l'infraction d'origine.

## Récupérer les points après un téléphone au volant

Le compteur remonte, mais lentement. Hors période probatoire, et sans nouvelle infraction à retrait, votre permis retrouve son maximum deux ans après le paiement de la dernière amende forfaitaire. Ce délai passe à trois ans quand l'infraction est un délit ou une contravention de 4e ou 5e classe, ce qui est le cas du téléphone tenu en main (articles L223-1 et L223-6 du code de la route).

Le stage de sensibilisation à la sécurité routière raccourcit l'attente. Il rend jusqu'à 4 points, dans la limite du plafond de votre permis, si bien qu'à 10 points sur 12 deux points seulement vous sont rendus, et qu'à 12 sur 12 vous n'en récupérez aucun. La reconstitution prend effet le lendemain de la dernière journée de stage, le préfet y procédant dans le mois qui suit la réception de l'attestation (article R223-8 du code de la route).

La formation dure deux jours consécutifs, à raison de sept heures par jour effectives, hors dimanche et jours fériés, sans examen final (article R223-5 du code de la route). Comptez de 100 € à 280 € selon les centres, seule fourchette publiée par la Sécurité routière. Et un seul stage par période d'un an, de date à date.

### En permis probatoire, la lettre 48N entre en jeu

Un retrait d'au moins trois points suffit à déclencher l'envoi d'une lettre 48N, la lettre recommandée qui impose un stage dans un délai de quatre mois à compter de sa réception (articles R223-4 et L223-6 du code de la route). Le téléphone au volant, à lui seul, vous place dans ce cas de figure.

Ne rien faire coûte une contravention de 4e classe, 135 € au forfait, et expose à une suspension de trois ans au plus (article R223-4 du code de la route). Le stage suivi dans les temps se substitue à l'amende sanctionnant l'infraction, ce qui ouvre droit au remboursement ou à l'interruption du recouvrement si vous en faites la demande dans les quinze jours ouvrables suivant la fin du stage (articles L223-6 et R223-8 du code de la route). [Le stage obligatoire du jeune conducteur](/stage-recuperation-points/types-stages/stages-permis-probatoires) obéit à des règles qui lui sont propres.

### Un stage reste possible pendant la suspension

Beaucoup de conducteurs croient devoir attendre la fin de la suspension pour s'inscrire. C'est inutile. Tant que votre permis est valide, ni annulé ni invalidé, la formation reste ouverte et les points sont crédités normalement. Une seule chose bloque vraiment l'inscription, la réception d'une lettre 48SI, celle qui récapitule les retraits ayant conduit au solde nul et prononce l'invalidation.

### Vérifier son solde avant de choisir une session

Le stage ne rend pas toujours quatre points, et son prix varie d'un centre à l'autre. Avant de vous inscrire, consultez votre solde sur Mes Points Permis, le service en ligne gratuit qui fait foi. Le nombre de points manquants détermine ce que la formation vous rapportera réellement, et la date de votre dernier stage détermine le moment où vous pourrez recommencer.

Pour trouver une session compatible avec vos contraintes de date et de budget, comparez les centres agréés de votre département et leurs prochaines dates : [la recherche de stages près de chez vous](/stages-recuperation-points-permis) vous évite de payer plus cher pour la même prestation.

## Sources

- [Le Figaro - Le ministère de l'Intérieur généralise la suspension du permis de conduire pour usage de téléphone au volant (2 octobre 2026)](https://www.lefigaro.fr/actualite-france/il-faut-une-sanction-reelle-le-ministere-de-l-interieur-generalise-la-suspension-du-permis-de-conduire-pour-usage-de-telephone-au-volant-20261002)

- [Ouest-France - Téléphone au volant : trois questions sur la généralisation de la suspension du permis de conduire (3 octobre 2026)](https://www.ouest-france.fr/societe/securite-routiere/telephone-au-volant-trois-questions-sur-la-generalisation-de-la-suspension-du-permis-de-conduire-58211a82-bf2d-11f1-b7db-555e86a524f6)

- [Légifrance - Code de la route (articles L223-1, L223-6, L224-1, L224-2, L224-7, L224-16, R223-4, R223-5, R223-8, R412-6-1 et R412-6-2)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006074228/)

- [Légifrance - Code de procédure pénale (articles 529-1, R49, R49-7 et R49-9)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006071154/)

- [Légifrance - Code pénal (article 131-6)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006070719/)

- [Sécurité routière - Le permis à points et la récupération de points](https://www.securite-routiere.gouv.fr/)

[Voir la page complète](https://www.francestagepermis.fr/blog/telephone-au-volant-ce-que-vous-risquez-vraiment-sur-votre-permis)
